Au coeur de notre métier….

A l’occasion de son assemblée générale, l’ACCIR a invité Ben Adama Tamou, président de la coopérative de producteurs de niébé de Pissila au Burkina Faso, partenaire de notre association depuis 2004, a séjourné dans notre région. Différentes rencontres ont été organisées…….

Repas « bilan de mission » chez Virginie
Virginie et François-Xavier Carlu étant allés en mission avec Catherine Gimonnet en février dernier au Burkina, ils y avaient beaucoup échangé avec Ben Adam, qui est, rappelons-le le Président de l’Union de Pissila. La venue de Ben Adam dans notre secteur fut l’occasion d’inviter Fanny Landrault, dernière arrivée dans notre commission niébé, et future membre de notre Conseil d’Administration à un diner convivial.
Ben Adama a beaucoup apprécié l’attention et l’intérêt qu’a porté Fanny aux explications. Quant au plan d’actions élaboré suite à cette dernière mission, Ben Adama l’a trouvé très pertinent, car les idées sont venues des échanges avec la base.

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Participation à une réunion du GEDA Plaine 2000
Ben Adama a accompagné François Xavier CARLU à une réunion de GEDA. Ce qui l’a le plus marqué c’est que les adhérents savent bien ce qu’ils font et aiment leur métier. Il a été impressionné par la liberté des échanges et le partage des expériences. Il a aussi remarqué que les agriculteurs sont réellement à l’écoute du technicien et qu’ils prennent des notes : bref ils s’intéressent et veulent progresser.
Au Burkina, les groupes organisés sont peu nombreux, et il faut pousser les paysans pour qu’ils fassent quelque chose. Par ailleurs, c’est difficile pour eux de cotiser pour payer un technicien.
La création de groupements est précisément une des missions que l’ACCIR s’est fixée dans la région de Kaya et les résultats obtenus depuis leur mise en place montrent clairement l’intérêt de nos actions.

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La tonte des moutons à L’EARL du Viviers à Esternay
Loïc DANRE nous a reçus dans sa bergerie lors de la tonte des moutons. Dans un bruit assourdissant et à une cadence effrénée, les moutons passent un à un au poste de tonte.
Pour Ben Adama, cette visite fut une réelle découverte, d’autant que cette pratique n’existe pas au Burkina. D’ailleurs, là-bas, les moutons n’ont pas autant de laine qu’ici ! Au Burkina, quand les moutons sont engraissés, ils les tuent et vendent ou consomment leur viande, comme ici ! Par contre, ils utilisent leur peau pour faire du cuir qui servira à la maroquinerie.

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Journée « Fermes Ouvertes »
Ben Adama nous a accompagnés lors de la journée « fermes ouvertes » à Saint Loup sur la ferme de Sébastien et Eric RABOT. Cette manifestation, organisée par la FDSEA 51 permet aux enfants des écoles primaires de visiter des exploitations agricoles diversifiées dans le département, et au grand public de le faire la journée du samedi.

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Nous avons donc accompagné des enfants tout au long de la journée pour leur faire découvrir l’élevage bovin, le robot de traite, le tank à lait, l’alimentation des animaux, le recyclage des déchets, mais aussi le pôle machinisme ou végétal.
Ben Adama a trouvé que cette exploitation des frères RABOT pouvait être considérée comme exemplaire tant par son organisation que sa modernité… Pour lui, ils ont vraiment leur place dans l’agriculture française !
Pour lui, le robot de traite a un réel intérêt : ils peuvent vaquer à d’autres occupations telles que s’occuper de leur exploitation !
Il a par ailleurs beaucoup apprécié les échanges qu’il a pu avoir avec les enfants ainsi qu’avec Hervé LAPIE, Président de la FDSEA 51 qui s’est montré très intéressé par sa rencontre avec un homologue africain.
Au Burkina, à part dans les très grandes villes, plus de 90% des enfants scolarisés sont issus du monde paysan. Ici, les enfants étaient vraiment en mode découverte, et Ben Adama pense que cette visite leur permet de découvrir la place de l’agriculture dans la société.

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VIE QUOTIDIENNE ET DIFFERENCES CULTURELLES
Visite de l’école maternelle d’Esternay
Nous avons été accueillis par deux enseignantes de l’école maternelle d’Esternay : Marie-Madeleine et Véronique. Ben Adama a été très marqué par les différences qui existent entre l’enseignement au Burkina et ici.
Tout d’abord, ici les classes comptent environ 25 enfants, contre 70 à 100 au Burkina… Les conditions matérielles du complexe scolaire l’ont beaucoup impressionné.
Il a trouvé que les enfants étaient plutôt agités, mais que les institutrices s’en sortaient très bien. Pour notre part, lors de notre dernière visite au Burkina, nous avions été absolument « bluffés » par la sagesse et la discipline des enfants entassés dans les classes….
Ben Adama a beaucoup apprécié les échanges avec les enfants de la grande section, mais aussi avec les 2 maitresses.Rappelons qu’il existe très peu d’écoles maternelles au Burkina, et que si la scolarité tend à devenir obligatoire, elle n’est pas accessible à tous tant pour des raisons d’éloignement géographique que financières, car les parents sont tenus de participer aux frais de fonctionnement des écoles.

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Diner interreligieux et intergénérationnel avec une religieuse burkinabé
Quel plaisir de faire rencontrer une burkinabé sézannaise d’adoption avec Ben Adama ! Ce diner convivial avec ma mère, cette bonne sœur qui voue sa vie à l’aide des personnes âgées de notre secteur aura permis à chacun d’échanger sur nos différences de vie et de culture.
Mais aussi, quel plaisir de toucher du doigt la grande tolérance ou même proximité entre cette religieuse catholique et ce paysan musulman ! D’ailleurs, ils se sont promis de rester en contact et Ben Adama ira bientôt rencontrer la famille de Sœur Jeanne Bernadette au Burkina.

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Visite de la maison de retraite de Sézanne
Suite à notre rencontre avec Sœur Jeanne Bernadette et à nos discussions sur la place des personnes âgées dans notre vie, nous sommes allés visiter la maison de retraite de Sézanne (où Sœur Jeanne Bernadette travaille). Ben Adama a été très marqué par cette visite : pour lui, cette « fin de vie » est tout simplement inconcevable. En tant qu’africain, il ne peut se résoudre à l’idée de vivre loin de ses parents. Comme ceux de son pays, il serait capable d’abandonner son travail pour s’occuper à plein temps de ses parents s’ils avaient besoin de soins tout au long de la journée.
Il est ressorti de cette maison de retraite empreint d’un sentiment de pitié, considérant que la chaleur familiale doit manquer à ces personnes âgées.
Il a aussi été très marqué par le bonheur des résidents à nous rencontrer le temps de quelques minutes. A ses yeux, ces personnes manquent de visites et souffrent donc d’une terrible solitude.
Malgré ses « réticences » quant à nos maisons de retraite, Ben Adama a été marqué par le travail réalisé par les personnes qui encadrent les personnes âgées et notamment par les animatrices qui jouent bien le jeu et réussissent à donner le moral à ces vieux qui en ont tant besoin. Et de conclure : « Finalement, être à la maison de retraite, c’est mieux que de rester seul dans sa propre maison ».
Nous n’avons pas de photos, les résidents et leurs familles n’ayant pas expressément accepté que leur image soit diffusée…

Découverte d’une CUMA

Ben Adama et Marcel Ouedraogo, directeur de Siatol (Burkina) ont découvert une Cuma à La Cheppe. Nous avons été accueillis par messieurs Lapie et Rouyer sur l’exploitation de la Noblette. Nous étions accompagnés d’Aude Meunier, animatrice de la fédération des Cuma de l’Aube. Cette rencontre a  permis à nos deux compagnons de découvrir quel était le fonctionnement d’une Cuma.


Et enfin l’assemblée générale de l’ACCIR à Pomacle

Près de 80 personnes ont assisté à notre table ronde « Créer de la valeur ajoutée par la transformation, un enjeu pour les producteurs locaux ». Ben dama et Marcel Ouedraogo ont ainsi pu expliquer ce qui se passait dans leur pays et échanger avec le public.

Ces quelques jours passés avec Ben Adama ont été un réel plaisir pour nous, bénévoles de l’ACCIR… Il a bien évidemment visité nos exploitations, échangé avec nous sur l’agriculture de nos deux pays, et a eu un immense plaisir à passer des soirées avec Jean Louis à se remémorer l’histoire de notre partenariat.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui ont donné un peu de leur temps à échanger avec nous.

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